Afin de réduire notre impact sur l’environnement, la filière de recyclage est primordiale dans la gestion de nos déchets. Mais en ces temps de confinement, la sécurité des employés des centres de tri doit primer. Ne pouvant respecter la distance de sécurité ou prévoir le risque de manipuler des déchets potentiellement contagieux mélangés avec les autres matières recyclables, beaucoup de centres ont dû fermer leurs portes pour la sécurité de leurs employés.

Mais alors, quelles sont les conséquences de ces fermetures ? Comment les collectivités ont-elles dû s’adapter à ce changement ? C’est ce que nous allons voir dans cet article ! 😉

Tri déchets

Le confinement, un impact négatif sur l’environnement

30% des centres de tri ont fermé

Selon Citéo, seulement 70% des centres de tri sont encore ouvert le 17 avril. Beaucoup ont dû fermer leurs portes par mesure de précaution car on ne pouvait pas respecter les distances de sécurité dans les chaînes de tri.

Ces centres étant normalement exploités à leur capacité maximale, les collectivités ont dû prendre des décisions pour gérer au mieux les déchets telles que réduire la fréquence de collecte ou encore demander aux habitants de garder les poubelles jaunes à la maison. Mais dans certains cas, ces dispositions ne sont pas applicables et il n’y a pas d’autre alternative que d’envoyer les déchets à l’incinérateur, comme à Paris, ou bien dans des centres d’enfouissement.

Différents problèmes émanent de ces méthodes qui ont un impact particulièrement négatif pour l’environnement mais également pour les hommes. En effet, l’enfouissement et l’incinération provoquent des pollutions de l’eau et de l’air dont l’émission de gaz très toxiques comme la dioxine, un composé chimique classé parmi les polluants organiques persistants. Les collectivités n’ayant souvent pas d’autres choix que la surcharge de ces centres, augmentent considérablement la pollution et le risque de saturation des sols. De plus, les déchets verts et encombrants sont eux aussi très impactés du fait de la fermeture massive des déchetteries municipales. En effet selon l’association Amorce, 60% des déchetteries étaient totalement fermées ce qui a accéléré les phénomènes de dépôts sauvages….

Des comportements inadéquats

Les dépôts sauvages se sont grandement accélérés depuis le début du confinement du fait de la fermeture des déchetteries ainsi que de la suspension à hauteur de 75% des collectes des encombrants pour des raisons sanitaires.

La majorité des dépôts sauvages sont des déchets de bâtiments de certains professionnels. Leur motivation principale est de faire des économies, s’ils ne se font pas arrêter en plein délit. En effet, en souhaitant économiser le coût, d’environ 150 euros la tonne, du transport des déchets vers un centre de collecte, ces délinquants risquent des peines d’amande pouvant atteindre 75 000 euros pour un particulier et 375 000 euros pour une entreprise.

Mais ces dépôts sauvages, outre la dégradation du paysage, peuvent générer des pollutions et représentent un risque important pour les écosystèmes comme le rappelle le Parc des Calanques victime de ce phénomène: « Les plastiques peuvent être emportés par le vent ou les eaux de ruissellement (…) et se retrouver loin de leur lieu de dépôt dans le milieu naturel et polluer les eaux, et la mer ». Dans ce parc, les agents de l’OFB ont constaté la présence de près de 9 tonnes de gravats, parmi lesquels des plaques de fibrociment contenant de l’amiante…

Tant de risques qui poussent la ministre, Elisabeth Borne, à envisager une réouverture des déchetteries.

Quelques solutions pour préserver l’environnement en ces temps de confinement

Même s’il n’existe pas de solution pour réduire l’impact des dépôts sauvages, à l’échelle individuelle nous pouvons tous contribuer à minimiser notre production de déchets. 

Réduire ses déchets

Dans ce contexte inédit, il est primordial de prendre conscience de la situation et d’agir tout d’abord individuellement en réduisant ses déchets. Pour vous aider, voici quelques conseils :

  • Réduire ses déchets alimentaires avec le compost

Vous n’avez pas de compost ? Pas de panique, si vous avez un jardin, un petit coin de ce-dernier sera suffisant ! Le compost vous permettra, en plus de réduire vos déchets alimentaires, de recycler vos déchets verts, bien utile quand on sait que 63% des collectes de déchets verts sont arrêtées ! Vous pouvez y mettre : épluchures de fruits et légumes, marc de café ainsi que le filtre en papier, coquilles d’œufs, fleurs fanées, pain et déchets à base de pâtes, sachets de thé, d’infusion et tisane, déchets verts du jardin : feuilles, tonte, mauvaises herbes, fleurs, etc…

  • Optez pour le “Do It Yourself”

Profitez du confinement pour vous lancer dans la préparation de vos propres produits ménagers par exemple ! Le DIY vous permet, en plus d’avoir le plaisir du « faire soi-même », d’économiser et d’être écologique ! Alors qu’attendez-vous ? En plus, très prochainement, PIVR vous fera un tutoriel en live pour faire ses pastilles de lave-vaisselle naturelles soi-même, restez connecté ! 😉

  • S’informer sur Internet

Internet est votre ami durant ce confinement, vous pouvez regarder des vidéos de conseils pratiques comme celles de Nicolas Ulrich qui a développé avec son fils une série de vidéos conseils pour réduire nos déchets. Vous pourrez ainsi trouver des vidéos pour composter ses déchets organiques, broyer ses déchets verts à la tondeuse ou encore des conseils pour réduire le volume des papiers et emballages !

Mais vous pouvez également faire des MOOC zéro déchet comme celui de l’Université des Colibris qui a été élu meilleur MOOC 2019. Grâce à ce MOOC vous découvrirez des méthodes et astuces pour vous aider à passer au mode de vie « zéro déchet » ! PIVR l’a testé et validé ! 😉

  • Réparer plutôt que remplacer

Comme l’évoque la « méthode des 5R » pour minimiser sa production de déchets, un des points importants est de réduire ses achats donc opter pour la réparation plutôt que d’acheter un nouvel appareil ! Durant ce confinement, on utilise plus que jamais nos appareils électroménagers, électroniques… il est donc probable que certains montrent une petite faiblesse ou même tombent en panne ! Pas de panique, même si la majorité des réparateurs ne se déplacent plus à domicile pour des raisons de sécurité, il existe d’autres moyens pour bénéficier de l’expertise d’un professionnel à distance ou de tutoriels en ligne pour réparer ses machines ! Des entreprises, dont PIVR, vous offrent un service de réparation via la visioconférence. 😊

Que faire de ses déchets ?

Durant cette période, il est essentiel de prendre les précautions nécessaires pour vous et pour les autres. Voici quelques préconisations pour gérer vos déchets.

  • Pour les mouchoirs, gants et masques à usage unique, vous devez les mettre dans un sac plastique dédié et résistant à fermer et à garder 24 heures. Par la suite, vous pourrez jeter le sac dans votre sac poubelle à mettre fermé dans les ordures ménagères.
  • Pour les emballages et papiers, il est possible que l’on vous demande de garder exceptionnellement vos emballages et papiers chez vous ou de tout mettre dans votre poubelles des ordures ménagères du fait des effectifs réduits dans les équipes de collecte et de tri. Pour le savoir, renseignez-vous auprès de votre mairie !
  • Pour les déchets verts et encombrants, certaines commune ont limité le ramassage des encombrants et des déchets verts. Dans la limite du possible, vous devez stocker vos encombrants chez vous et compostez vos déchets verts dans votre jardin.

Maintenant à vous de jouer !

PIVR vous accompagne dans ces démarches et vous expliquera très bientôt comment gérer la fin de vie des pièces détachées et des électroménagers dans un nouvel article ! 😉